L’équipe du professeur Verdier a reçu le prix Biothérapie Thermo Fisher Scientific.

prof-um2

Cocorico ! Malgré de sérieuses difficultés financières, l’Université Montpellier II reste très active en matière de recherche médicale. Spécialisée dans les démences dégénératives, l’unité Inserm 710 dirigée par Jean-Michel Verdier vient, en effet, de faire une découverte importante sur la maladie incurable de Creutzfeldt-Jakob, plus
connue sous la triste appellation de « maladie de la vache folle ». Une découverte récompensée récemment par le prix Biothérapie Thermo Fisher Scientific et qui ouvre de sérieux espoir quant à l’élaboration d’un traitement. Au cours de ses recherches, Véronique Perrier, membre de l’unité 710, a constaté que certaines populations, notamment au Japon, étaient résistantes aux maladies à prions qui détruisent le cerveau. La scientifique
montpelliéraine a alors injecté une séquence d’ADN de ces personnes pour récréer ce fameux prion résistant
chez des souris atteintes de Creutzfelt-Jakob. Résultat : une amélioration importante de l’état général des souris et une augmentation de leur survie de 20 %. « Nous restons prudents mais cette découverte est une avancée vers un traitement par thérapie génique, souligne le professeur Verdier. Nous allons maintenant l’expérimenter sur des primates avant une approche clinique chez l’homme ». Un projet sur cinq ans qui nécessitera beaucoup de moyens. Chaque année, la maladie de Creutzfeldt-Jakob tue en France environ 200 personnes. J.-M. S.